Le Bangladesh est le pays des tristes records. De ceux qui vous donnent l’irrépressible envie de vous taper la tête contre un mur ou de fuir. Dans un Etat qui atteint allègrement des sommets en matière de pauvreté et d'analphabétisme, il fallait en plus que la vie soit continuellement soumise aux pires catastrophes naturelles. Cyclones terrifiants, inondations annuelles confinant au déluge, nappes phréatiques massivement empoisonnées à l’arsenic. La moitié des millions de puits que compte le pays sont contaminés, et la moitié de la population boit de ce poison… Tout cela prend des proportions effrayantes au vu du nombre de gens concernés car hormis les très petits Etats tels que Singapour et Bahreïn, le Bangladesh est le pays le plus densément peuplé de la planète. Et comme si cela ne suffisait pas, Dhaka sa capitale est la métropole la plus polluée au monde par les gaz d’échappement et le plomb. Elle est aussi la ville comptant le plus de bidonvilles, on en dénombre pas moins de 8000. 30% de ses habitants y croupissent. A cause de la malnutrition la population du pays est la seule au monde à rapetisser, les nouvelles générations sont plus petites que les précédentes. Epidémies, choléra endémique, espérance de vie de moins de 40 ans pour les 300000 hommes conduisant des rickshaws dans la capitale, etc. La liste des calamités est interminable. Même ce qui pourrait s’avérer comme une chance montre l’infortune de ce pays : les crues annuelles qui fertilisent abondamment les terres s’avèrent destructrices et fatales. Elles recouvrent le pays de mètres de limons à tel point qu’il n’y a pas de pierres ! Les bangladeshis sont obligés d’en importer pour construire maisons et routes ! Des légions de quasi esclaves cassent des cailloux sur le bord des routes ou à l’arrivée des bateaux afin d’en faire du gravier ! Ce reportage de commande pour un projet de livre avait pour but de montrer le Bangladesh sous un visage plutôt optimiste, sans verser dans le misérabilisme. Les images qui suivent ont essayé de répondre à cette mission sans pour autant mentir sur la réalité du pays. C’est dire… -Commande maison d'édition-
Contraste flagrant entre richesse et pauvreté. On compte plus de 8000 bidonvilles (slums) à Dhâkâ, un record. Les miséreux sont si nombreux que les taudis jouxtent souvent les maisons et immeubles des plus riches.
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Le quartier résidentiel de New Dohs se bâtit sur un ancien terrain militaire à Dhâkâ (quartier de Mahakhali). Les habitants misérables des bidonvilles y sont exploités dans des conditions de travail d'un autre âge.
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Le quartier résidentiel de New Dohs se bâtit sur un ancien terrain militaire à Dhâkâ (quartier de Mahakhali). Les habitants misérables des bidonvilles y sont exploités dans des conditions de travail d'un autre âge.
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Des pauvres des bidonvilles cassent au marteau des galets afin de les transformer en gravier, destiné à l'industrie du bâtiment et à la construction des routes. Le Bangladesh est un pays de terre et de sable. Il est recouvert chaque année par des millions de tonnes de limons déposés lors des crues et des innondations. La pierre est une denrée très rare dont on fait le commerce. On les récolte à la fin de la saison des pluies au fond des rivières descendant des contreforts de l'Himalaya, à la frontière avec l'Inde.
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Des pauvres des bidonvilles et leurs enfants cassent au marteau des galets afin de les transformer en gravier. Le Bangladesh est un pays de terre et de sable. Il est recouvert chaque année par des millions de tonnes de limons déposés lors des crues et des innondations. La pierre est une denrée très rare dont on fait le commerce. On les récolte à la fin de la saison des pluies au fond des rivières descendant des contreforts de l'Hymalaia à la frontière avec l'Inde.
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Habitante d'un bidonville bêchant un bout de terre dans la capitale, Dhâkâ. La desnsité de population est telle que chaque bout de terrain libre est exploité.
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Une femme et son enfant circulent à bord d'un rickshaw à Dhaka.
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Trafic routier à un carrefour dans Dhaka. L'irrespect du code de la route et l'absence de feux de signalisation rendent la circulation chaotique. De plus, la pollution automobile est telle que la capitale est recouverte en permanence par un nuage toxique. Dhaka est la ville la plus polluée au monde par les gaz d'échappement.
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Un bangladeshi famélique travaille comme vendeur de journaux ambulant dans les rues de Dhaka.
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Affiches de cinéma de films indien à Dhaka.
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Coiffeur des rues à Dhaka.
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Marché couvert de Gulshan II à Dhâkâ.
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Poissonnier, marché couvert de Gulshan 2 à Dhaka.
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Boucher au marché de Gulshan 2 à Dhaka.
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Boucher au marché de Gulshan II à Dhâkâ.
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La fin du printemps annonce la saison des cyclones. Un conducteur de rickshaw affronte une tempête nocturne à Dhaka. L'extême pauvreté de ces hommes, issus des bidonvilles (slums), les obligent à accepter les pires conditions de travail. Dans la plupart des cas les rickshaws ne leur appartiennent pas, et il leur faut rembourser la location du véhicule avant de pouvoir espérer faire le moindre bénéfice.
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Conducteur de rickshaw dans les rues de Dhaka. Les rickshaws emploient plus de 300 000 personnes dans la capitale et sont le principal moyen de transport. Les conducteurs de rickshaws sont essentiellement issus des bidonvilles (slums).
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Atelier de confection dans une usine de textile à Narayanganj. Des jeunes femmes bangladeshies sont employées à la production de vêtements pour des firmes occidentales.
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Jeunes femmes dans une usine textile à Narayanganj. Leur travail est de repasser les petites étiquettes cousues aux vêtements.
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Usine de textile à Narayanganj. Des ouvriers stockent une production de matelas dans le bureau du contremaître.
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Enfants travaillant dans une usine de textile à Narayanganj.
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Fouille des ouvriers à la sortie d'une usine de textile à Narayanganj. Les ouvriers sont ici des enfants.
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Enfants travaillant à la fabrication de lin Narayanganj.
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Les pauvres des bidonvilles font leur lessive et se lavent dans le fleuve Buriganga qui longe Dhâkâ. Pour leur malheur, le fleuve est gravement pollué.
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L'Ashura, fête musulmane chiite en commémoration de la mort en martyre de Hazrat Hussein Ibn Ali, le troisième Imam après le prophète Mohammed (Mahomet). Certains fanatiques se flagellent jusqu'au sang pour partager la douleur de l'imam.
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Epidémie de choléra. Un père est au chevet de son fils malade dans l'annexe de l'hôpital ICDDR'B (International Centre for Diarrhoeal Disease Research, Bangladesh) de Dhaka.
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Une équipe médicale de l'hôpital ICDDR'B (International Centre for Diarrhoeal Disease Research, Bangladesh) s'affaire autour d'un conducteur de rickshaw ayant fait une crise cardiaque. Les conditions de travail pour ces misérables, issus des bidonvilles sont telles (chaleur, pollution atmosphérique, malnutrition, épuisement...) que leur espérance de vie est infèrieure à 40 ans. Par manque de place, les soins sont apportés dans une annexe bâtie en plein air et couverte d'un toit rigide.
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Vaccination d'un enfant sous-alimenté à l'hôpital ICDDR'B (International Centre for Diarrhoeal Disease Research, Bangladesh) de Dhâkâ.
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Des mères viennent faire soigner leur enfant à l'höpital ICDDR'B (International Centre for Diarrhoeal Disease Research, Bangladesh) de Dhaka. Une épidémie de choléra sévit. Confronté depuis toujours à cette maladie endémique le Bangladesh obtient parmi les meilleurs taux de guérison au monde. Les lits sont plastifiés et munis d'un orifice en leur centre pour permettre l'évacuation des diarhées dans un saut placé en-dessous.
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Des mères veillent sur leurs enfants hospitalisés à l'hôpital ICDDR'B (International Centre for Diarrhoeal Disease Research, Bangladesh), lors d'une épidémie de choléra .
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Un médecin s'enquiert de l'état d'une de ses patientes atteinte du choléra à l'hôpital ICDDR'B (International Centre for Diarrhoeal Disease Research, Bangladesh) de Dhâkâ.
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Fin de vie pour une femme à l'hôpital ICDDR'B (International Centre for Diarrhoeal Disease Research, Bangladesh) de Dhaka. Le nombre de malades et tel que beaucoup sont alités dans les couloirs, les fenêtres vitrées servant alors d'écrans lumineux pour les radios.
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Une habitante d'un bidonville (slum) à Dhaka lave ses enfants. Ce bidonville est situé au pied d'un immeuble de très bon standing d'où a été prise cette photo.
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Manifestation de femmes à Dhaka.
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Portrait d'un musulman bangladeshi à Dhaka.
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La route au nord de Dhaka longeant le fleuve Buriganga. Cette voie, un des axes routiers principaux du pays, est construite sur une digue pour éviter d'être rapidement submergée lors des innondations annuelles de la mousson.
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Au coucher du soleil, la bourgeoisie bangladeshie se retrouve le long des digues bordant le fleuve Buriganga sur la route du nord à la sortie de Dhâkâ pour y flâner et y déguster glaces et friandises.
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Couple circulant à moto à Dhaka. La femme voilée monte en amazone.
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Un jeune homme de la bourgeoisie bengladeshie fait la cour à une jeune femme du même milieu social dans un café à Dhaka.
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Sonargaon, ancienne capitale du Bengale (située près de la ville de Narayanganj). Cette cité abandonnée garde une forte empreinte du passé colonial britannique.
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